Macron annonce la fin de l’opération Barkhane au Sahel

Emmanuel Macron a annoncé jeudi la fin de l’opération Barkhane de lutte contre les terroristes au Sahel, dans le cadre d’une “transformation profonde” de la présence militaire de la France dans la région.

“À l’issue de consultations, nous amorcerons une transformation profonde de notre présence militaire au Sahel”, a expliqué le président français, annonçant la “fin de l’opération Barkhane en tant qu’opération extérieure” et la mise en oeuvre “d’une alliance internationale associant les États de la région”.

“Évidemment, la France n’a pas vocation à rester éternellement au Sahel (…). Il est vraisemblable qu’il faille adapter le dispositif Barkhane”, avait déclaré un peu plus tôt le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, en déplacement à Abidjan, sans plus de précisions.

C’est un tournant majeur qui se prépare dans la lutte contre le terrorisme dans le Sahel, Macron a annoncé une amorce de réduction de l’opération militaire antiterroriste Barkhane, notamment au Mali, frappé par un récent coup d’État, lors d’une conférence de presse à l’Élysée en amont du G7.

L’opération Barkhane et la situation au Sahel étaient au menu d’une réunion du conseil de Défense mercredi, selon plusieurs sources consultées par l’AFP, ayant toutes requis l’anonymat.

Paris déploie quelque 5 100 soldats contre les terroristes affiliés au groupe État islamique et à Al-Qaïda, un soutien de taille aux armées affaiblies des États du Sahel qui peinent à les combattre seules.

À l’approche de l’élection présidentielle de 2022, cet effort militaire de longue haleine suscite aussi des interrogations croissantes en France, alors que 50 soldats ont été tués au combat depuis 2013.

La situation s’est compliquée ces dernières semaines, d’une part avec la mort brutale du président Idriss Déby au Tchad, et surtout le deuxième coup d’État en huit mois au Mali, pays central de l’opération Barkhane.

La France a déjà annoncé le gel de ses opérations conjointes avec l’armée malienne pour condamner le coup d’État, et soutient les pressions internationales exercées par la Cédéao et l’Union africaine pour pousser les autorités maliennes à organiser une transition vers un pouvoir civil et des élections en 2022.

par: Arab Observer



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