Manifestation à Tel Aviv pour exiger la fin de la guerre à Gaza

Plusieurs dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées ce mardi 26 août à Tel-Aviv pour clore une nouvelle journée de solidarité avec les otages à Gaza. Les manifestants demandent au gouvernement de Benjamin Netanyahu de mettre un terme à son offensive, à la veille d’une grande réunion à Washington, sur l’après conflit à Gaza.
À travers Israël toute la journée, des manifestants se sont réunis à des carrefours et devant des domiciles de ministres en Israël pour réclamer du gouvernement un accord de trêve à Gaza. Ça suffit!, a hurlé Silvia Cunio dans le micro au début d’un grand rassemblement à Tel-Aviv dans la soirée. Ses deux fils, Ariel et David, sont retenus captifs depuis 690 jours dans Gaza. Elle s’exprimait aux côtés des deux compagnes de ses fils, toutes deux ex-otages libérées durant des trêves.
Le plus important en ce moment, c’est que les otages reviennent le plus vite possible parce que chaque minute compte.
Le coup d’envoi de la mobilisation, à l’appel du Forum des familles d’otages, a été donné au petit matin à Tel-Aviv, où environ 400 manifestants ont arrêté des voitures, brandissant drapeaux israéliens et photos d’otages Objectif de la journée : afficher un soutien maximal en faveur d’un accord de cessez-le-feu et de libération des otages à Gaza. Un peu plus tard dans la journée, une réunion du cabinet de sécurité a eu lieu.
Dans une vidéo diffusée à l’issue de cette réunion, le Premier ministre Benjamin Netanyahu est resté vague sur les intentions du gouvernement. Selon plusieurs médias israéliens, la rencontre s’est achevée sans autre décision que celle de reprendre les débats d’ici à la fin de la semaine.
Depuis 23 mois, la bande de Gaza est le théâtre des offensives israélienne. Selon l’ONU, plusieurs villes de l’enclave sont en état de famine. Mardi, les opérations militaires israéliennes ont fait 35 morts selon la Défense civile, organisation de premiers secours. L’AFP n’est pas en mesure de vérifier les informations compte tenu des restrictions imposées aux médias et des difficultés d’accès sur le terrain.
Sur les 251 personnes enlevées le 7 octobre, 49 sont encore retenues dans Gaza dont au moins 27 ont été déclarées mortes par l’armée israélienne. Le Hamas détient aussi les restes d’un soldat israélien tombé au combat lors d’une précédente guerre de Gaza, en 2014.
Alors que la guerre continue de faire rage, Donald Trump présidera ce mercredi une grande réunion à la Maison Blanche où sera discuté un plan très complet sur le jour d’après, selon son émissaire spécial Steve Witkoff. Le président américain avait lancé en février l’idée d’une prise de contrôle de la bande de Gaza par les États-Unis pour la reconstruire et en faire la Riviera du Moyen-Orient, une fois vidée de ses habitants.
La semaine dernière, Benyamin Netanyahu a ordonné l’ouverture de négociations pour libérer tous les otages, sans donner plus de détails. Il n’a pas non plus fait référence à une proposition des médiateurs (Égypte, États-Unis, Qatar) acceptée par le Hamas. Selon des sources palestiniennes, cette proposition prévoit la libération de tous les otages en deux temps au cours d’une trêve de 60 jours, en échange de prisonniers palestiniens détenus par Israël.
Benyamin Netanyahu a également donné son feu vert à une nouvelle offensive militaire pour prendre le contrôle de Gaza-ville. La ville est considéré comme l’un des derniers bastions du mouvement islamiste palestinien. Pour les puissances internationales, l’inquiétude ne cesse d’accroitre vis à vis de la fin du conflit.