Des milices prennent d’assaut le siège du Conseil présidentiel libyen

Des hommes armés ont fait une démonstration de force dans la nuit de vendredi à samedi devant un hôtel à Tripoli qui sert de QG au Conseil présidentiel libyen, au moment où de profondes divisions refont surface dans le pays après une embellie politique.

La porte-parole du Conseil présidentiel Najwa Wheba, citée par l’agence libyenne de presse Lana, a confirmé cette descente menée dans «un des quartiers généraux où se réunit le Conseil».

Après l’assaut, une porte-parole du Conseil de la présidence libyenne a confirmé que tous les membres du conseil vont bien, en plus al-Menfi et ses deux adjoints.

Ce qui s’apparente à une démonstration de force des milices de Tripoli vise, selon la presse locale, à protester contre l’appel fait récemment par la ministre des Affaires étrangères Najla al-Mangoush au retrait des mercenaires et combattants étrangers stationnés dans le pays, y compris des troupes turques.

Ce mouvement armé est intervenu après une réunion qui a réuni la plupart des milices de la capitale, Tripoli, et les forces dites du “volcan de la colère”, au cours de laquelle elles ont menacé d’assiéger le siège du Conseil présidentiel et d’utiliser la force des armes, si leurs demandes n’étaient pas satisfaites.

Un cessez-le-feu a été signé en octobre et un gouvernement unifié, dirigé par Abdel Hamid Dbeibah, a été porté au pouvoir au terme d’un processus politique parrainé par l’ONU, validé en mars par un vote du parlement.

Jeudi, le mufti isolé de Libye, Sadiq al-Ghariani, a lancé un appel à la milice “volcan de la colère” pour qu’elle dénonce le ministre libyen des Affaires étrangères, la décrivant comme «impolie qui sert le projet de l’ennemi», contre le toile de fond de son appel à la sortie des forces turques et des mercenaires de son pays.

En appelant, début mai, la Turquie à «coopérer pour mettre fin à la présence de toutes les forces étrangères», la cheffe de la diplomatie libyenne, originaire de Benghazi, s’est attirée une avalanche de critiques à Tripoli et d’innombrables appels à sa démission.

Malgré la fin des combats et l’installation d’un pouvoir unifié, de profondes divisions subsistent entre l’Ouest et l’Est, ce dernier étant de facto toujours contrôlé par Haftar, alors qu’on dénombre quelque 20 000 mercenaires et combattants étrangers de différentes nationalités toujours présents en Libye.

par: Arab Observer 



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