Hariri accuse Michel Aoun d’obstruer la formation du gouvernement

Le Parlement libanais se réunit pour examiner une lettre du président Michel Aoun dans laquelle le chef de l’Etat juge le Premier ministre désigné Saad Hariri incapable de former un gouvernement à même de sortir le pays de la crise.

Cette lettre, adressée au Parlement et lue par Reuters, fait suite à des mois de négociations infructueuses sur la formation d’un nouveau cabinet de plein exercice. Au Liban, le système confessionnel veut que le président soit un chrétien maronite, le Premier ministre un musulman sunnite et le président du Parlement un musulman chiite.

“Il est devenu évident que le Premier ministre désigné n’est pas en mesure de former un gouvernement capable de nouer des contacts significatifs avec les institutions financières étrangères, les fonds internationaux et les pays donateurs”, écrit Michel Aoun.

Le Premier ministre chargé au Liban, Saad Hariri, a accusé le président Michel Aoun, de vouloir obstruer l’espoir des Libanais de voire leur pays rester debout.

Lors de son allocution devant le parlement lors d’une séance tenue sur le retard de la formation du gouvernement, Hariri a indiqué que son gouvernement ne sera formé que par la garantie de protéger le pays de l’effondrement, rappelant que depuis 7 mois, il se trouve devant deux options: former un gouvernement comme veut le je ou ne pas former un gouvernement.

Saad Hariri a enfin critiqué les “péchés mortels” commis par certains “vassaux” du chef de l’État, en allusion aux déclarations polémiques de l’ex-ministre sortant des Affaires étrangères à l’encontre des monarchies du Golfe.

La séance de ce samedi est la deuxième à s’ouvrir en vingt-quatre heures au sujet cette missive après une réunion express organisée la veille, au cours de laquelle lecture avait été donnée de la lettre du président Aoun, sans débat ni prise de parole.

La France, à la pointe des efforts internationaux pour contribuer à une sortie de crise, la plus grave au Liban depuis la guerre civile de 1975-1990, réclame la formation d’un nouveau gouvernement et la mise en place de réformes comme condition au déblocage de milliards de dollars d’aide.

Les pays du Golfe, qui pendant longtemps ont joué le rôle de bailleurs de fonds du Liban, rechignent de leur côté à aider le pays du Cèdre, alarmées par l’influence croissante du Hezbollah, allié de l’Iran.

par: Arab Observer



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