La France sanctionne des personnalités libanaises impliquées dans le blocage politique

La France a décidé de frapper fort devant l’impasse politique au Liban, Paris a commencé à mettre en œuvre des mesures restrictives en matière d’accès au territoire français à l’encontre de personnalités libanaises, a annoncé, jeudi 29 avril, le chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian, lors d’une visite à Malte.

La France accentue la pression pour une sortie de crise au Liban, l’accès au territoire français a été restreint à plusieurs personnalités libanaises impliquées dans la corruption ou le blocage politique du pays. Des mesures supplémentaires pourraient être adoptées, a précisé le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian.

Les responsables du blocage doivent comprendre que nous ne resterons pas inactifs, a-t-il prévenu lors d’un point de presse aux côtés de son homologue maltais, Evarist Bartolo, en précisant qu’il n’était pas exclu que la France adopte des mesures supplémentaires à l’encontre de tous ceux qui entravent la sortie de crise (…) en coordination avec (ses) partenaires internationaux.

Alors qu’une réflexion est déjà engagée avec l’Union européenne à ce sujet, “nous avons à titre national commencé à mettre en œuvre des mesures restrictives en matière d’accès au territoire français à l’encontre de personnalités impliquées dans le blocage politique en cours, ou impliquées dans la corruption”, a déclaré le ministre français des Affaires étrangères, selon un communiqué transmis à la presse.

Fin mars, le chef de la diplomatie française avait réclamé des leviers à l’Union européenne afin de faire pression sur les responsables libanais.

La classe politique ne parvient toujours pas à gommer ses divisions pour former un gouvernement. Dernier échec en date, fin mars le Premier ministre désigné du Liban, Saad Hariri, et le président, Michel Aoun, ont encore une fois échoué à se mettre d’accord sur la formation d’un nouveau gouvernement.

Sous le regard affligé de la communauté internationale, la classe politique, accusée de corruption et d’avoir laissé couler le pays, semble toujours imperméable à l’urgence et déconnectée de la réalité.

Plus d’un an et demi après les premières manifestations contre la crise bancaire et la corruption de la classe politique, plus de huit mois après l’explosion dans le port de Beyrouth qui a fait plus de 200 morts, des milliers de blessés, et dévasté des quartiers entiers de la capitale en août dernier, le Liban reste englué dans sa plus grave crise depuis la fin de la guerre civile de 1975-1990.

par: Arab Observer 



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