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Le Koweït impose un couvre-feu national pour affronter le COVID-19

Un couvre-feu national va être imposé au Koweït pour contenir la propagation du nouveau coronavirus (COVID-19), a annoncé le gouvernement.
Lors d’une conférence de presse tenue samedi soir après une réunion extraordinaire du gouvernement, Tareq Al-Mezrem, porte-parole du gouvernement, a déclaré que le couvre-feu serait imposé de 17h à 4h à compter de dimanche.
Le gouvernement a également décidé de prolonger de deux semaines la suspension du travail dans tous les ministères et agences d’Etat, a ajouté M. Al-Mezrem.
Par ailleurs, le gouvernement a décidé de fermer tous les magasins et marchés centraux à l’exception des commerces alimentaires, a-t-il indiqué.
Toutefois, les services d’achat-vente en ligne restent autorisés, a-t-il ajouté.

Samedi soir, le vice-Premier ministre du Koweït Anas Al-Saleh a précisé que les contrevenants au couvre-feu risqueraient jusqu’à trois ans d’emprisonnement et une amende de 10.000 dinars koweïtiens (32.266 dollars).
Ce couvre-feu résulte du non-respect des directives et instructions sanitaires visant à éviter les rassemblements, a-t-il souligné.
Le Koweït a suspendu tous ses vols commerciaux dès le 13 mars pour limiter la propagation du COVID-19.
Là encore, le Koweït est allé plus loin en annonçant l’arrêt des sermons et des prières du vendredi. Sur les réseaux sociaux, des internautes ont partagé des vidéos où un muezzin entonne un inhabituel appel à la prière: “Priez chez vous! Priez chez vous!”.

Le Koweït, l’Arabie saoudite, Bahreïn et Oman, pays à majorité sunnite, abritent des centaines de milliers de chiites, dont beaucoup se rendent régulièrement en pèlerinage en Iran. Or la République islamique est l’un des pays les plus touchés par la pandémie et la plupart des premiers cas enregistrés dans le Golfe étaient des personnes revenant d’Iran.
Si la région n’a pas connu de tensions confessionnelles malgré ce contexte, l’Arabie saoudite a décidé la semaine dernière de boucler la région de Qatif (ouest), à majorité chiite, d’où sont originaires les premiers cas annoncés dans le royaume.
A Bahreïn, on appelle à “l’unité”. “Il n’y a pas de place pour la haine, la colère, la discrimination (…) car ce virus (…) nous menace tous sans distinction”, a affirmé une députée, Zeinab Abdelamir.

par: Arab Observer

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