Mali: deux soldats français ont été tués dans une attaque à Ménaka

Deux soldats du 2e régiment de hussards de Haguenau (Alsace), ont été tués ce samedi 2 janvier au Mali. Selon un communiqué de la présidence française, leur véhicule a été l’objet d’une attaque à l’engin explosif improvisé lors d’une mission de renseignement dans la région de Ménaka.

Il s’agit de la deuxième attaque mortelle contre les troupes françaises au Mali en moins d’une semaine. Lundi dernier, trois soldats français avaient été tués lors d’une attaque revendiquée par la branche d’Al-Qaïda au Sahel.

Ces deux décès portent à 50 le nombre de soldats français tués au Sahel depuis 2013 dans les opérations antijihadistes Serval, puis Barkhane, a précisé l’état-major des armées.

Ces attaques mortelles surviennent, alors que la France envisage une réduction des effectifs de la force Barkhane et se dit ouverte à des négociations avec des groupes sahéliens, à l’exception des directions d’Al-Qaïda et du groupe État islamique.

La force Barkhane, qui s’étend sur cinq pays du Sahel, a été étoffée de 600 soldats, ce qui a porté son effectif total à 5 100 en 2020. Elle a revendiqué la “neutralisation” de dizaines de jihadistes ces dernières semaines, aux côtés de la force du G5 Sahel.

Emmanuel Macron a réaffirmé “la détermination de la France dans son combat contre le terrorisme” : “La motivation, la pugnacité et l’abnégation des militaires français demeurent intactes face aux groupes terroristes, filières de Daech (acronyme arabe du groupe État islamique, NDLR) et d’Al-Qaïda, qui sèment terreur et chaos au Mali et au Sahel”, a déclaré samedi la ministre des Armées Florence Parly dans un communiqué.

Le début de l’année 2021 était censé témoigner des progrès de l’opération Barkhane, un an après le renforcement des effectifs militaires français au Sahel. La perspective d’une réduction prochaine des effectifs a, au contraire, galvanisé la volonté des groupes jihadistes à frapper les troupes françaises.

par: Arab Observer



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