Trump: Réduction des troupes américaines en Irak

Le président américain Donald Trump a annoncé, lors d’une conférence de presse à la Maison Blanche, que les Etats-Unis réduiront le nombre de troupes américaines en Irak, avant le début des élections présidentielles américaines début novembre prochain.

Les États-Unis ont décidé de réduire de 5.200 à 3.000 leurs effectifs militaires en Irak, a annoncé le général Kenneth McKenzie, chef du commandement militaire américain au Moyen-Orient.

«Reconnaissant les grands progrès accomplis par les forces irakiennes et en consultation et en coordination avec le gouvernement irakien et nos partenaires de la coalition, les États-Unis ont décidé de réduire leur présence militaire en Irak d’environ 5.200 à 3.000 militaires durant le mois de septembre», a déclaré le général McKenzie à Bagdad.

Les Etats-Unis continueront à épauler l’armée irakienne dans sa lutte contre les derniers éléments du groupe Etat islamique (EI) encore actifs dans le pays et maintiendront une présence limitée en Syrie, a précisé le général américain dans un discours prononcé à l’occasion de la prise de fonctions du nouveau commandant de la coalition anti-EI, le général Paul Calvert.

La Maison Blanche avait fait savoir qu’une annonce était proche quant à une nouvelle réduction des troupes américaines en Irak, où les soldats américains qui pourchassent les cellules dormantes terroristes sont confrontés aux attaques croissantes de factions pro-iraniennes.

Mais depuis un an, des dizaines d’attaques à la roquette, attribuées à des groupes pro-iraniens, ont ciblé les forces américaines, ainsi que l’ambassade des Etats-Unis dans la zone ultra sécurisée de Bagdad, tuant au moins trois Américains.

Les tensions entre Washington et Téhéran sont montées d’un cran en janvier 2020 quand l’armée américaine a éliminé à Bagdad le puissant général iranien Qassem Soleimani et l’Irakien Abou Mehdi al-Mouhandis, chef opérationnel du Hachd al-Chaabi, une coalition de paramilitaires pro-Iran.

L’armée américaine a renforcé sa présence ces derniers mois dans d’autres pays de la région où elle dispose de bases militaires, comme l’Arabie saoudite ou le Koweit, afin de maintenir sa pression sur l’Iran.

par: Arab Observer

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