France: Opérations de police concernent des dizaines d’individus islamistes

Des opérations de police sont menées depuis lundi matin et se poursuivront dans les prochains jours contre «des dizaines d’individus» de la mouvance islamiste, a annoncé le ministre français de l’Intérieur.

Ces opérations concernent des “dizaines d’individus” qui n’ont pas un “lien forcément avec l’enquête mais à qui nous avons manifestement envie de faire passer un message: (…) pas une minute de répit pour les ennemis de la République”, a dit le ministre sur Europe 1.

«51 structures associatives verront toute la semaine un certain nombre de visites des services de l’Etat et plusieurs d’entre elles, sur ma proposition, se verront dissoudre en Conseil des ministres», a annoncé Gérald Darmanin.

Le ministre a dit souhaiter la dissolution du CCIF, selon lui «manifestement impliquée» et dont «un certain nombre d’éléments nous permettent de penser que c’est un ennemi de la République». Elle «touche des aides d’Etat, des déductions fiscales et dénonce l’islamophobie d’Etat».

Il a également cité l’ONG Baraka City, fondée par des musulmans au profil salafiste, dont le président Driss Yemmou a été placé jeudi sous contrôle judiciaire dans le cadre d’une enquête pour harcèlement sur les réseaux sociaux.

L’association, dont le compte Facebook est suivi par plus de 715.000 personnes, suscite un fort engouement chez beaucoup de jeunes croyants mais aussi la suspicion pour ses prises de positions parfois radicales.

Le ministre de la Justice Eric Dupond-Moretti a de son côté convoqué en urgence les procureurs généraux lundi matin, afin notamment, selon son entourage, qu’ils s’assurent “une parfaite collaboration avec les préfets et les forces de sécurité intérieure dans la mise en oeuvre et le suivi des mesures nécessitées par la situation”.

Parallèlement, le gouvernement espère répondre aux inquiétudes d’une communauté éducative fortement secouée en renforçant la sécurité des établissements scolaires à la rentrée après les vacances d’automne.

Hasard du calendrier, le Sénat doit examiner à partir de lundi une proposition de loi LR, majoritaire à la Chambre Haute, qui vise à inscrire dans la Constitution la prééminence des règles de la République.

par:  Arab Observer



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