Différences entre les participants au dialogue libyen en Tunisie

Des sources politiques au sein du Comité de dialogue libyen, accueilli par la Tunisie, ont révélé qu’il existe des différences entre les participants au dialogue politique, qui représentent la région de Tripoli, «l’ouest de la Libye», concernant la répartition et la division de la présidence et la composition du prochain Conseil présidentiel et le gouvernement.

Cela vient après que l’envoyée de l’ONU, Stephanie Williams, a annoncé, mercredi, que les parties réunies en Tunisie avaient convenu de tenir des élections dans les 18 mois. Le débat s’est déplacé jeudi vers le gouvernement de transition d’unité nationale qui sera formé pour superviser la phase pré-électorale.

Les sources ont indiqué que les positions souveraines qui seront acquises par la région de Tripoli dans le prochain pouvoir exécutif, les représentants de la région occidentale participant au dialogue libyen en Tunisie ont été divisés en 3 blocs, dont l’un représente la ville de Misurata et adhère à la nécessité pour sa ville d’obtenir le poste de présidence du prochain gouvernement, et l’autre appartient à la “Commission de Tripoli”, c’est-à-dire la capitale, Tripoli, et il œuvre pour soutenir la survie de Fayez al-Sarraj à la tête du Conseil présidentiel, tandis que le dernier bloc représente les villes de la côte ouest, «Zawiya – Sabratha – Zuwara – Warshafana – Zintan», et travaille en collaboration avec le bloc de la «Commission de Tripoli», à condition qu’une personne leur appartenant prenne le relais du Premier ministre. Dans l’hypothèse où la région de Cyrénaïque, “l’est de la Libye”, obtiendrait le poste de présidence du Conseil présidentiel, à condition que le siège de l’un des deux députés du Conseil présidentiel soit donné à la ville de Misurata.

On s’attend à ce que le processus de sélection des candidats aux prochains postes de haut niveau au sein du Conseil présidentiel et de la Présidence du Gouvernement soit le plus grand défi auquel doit faire face le cours du dialogue politique libyen en Tunisie, car chaque parti se bat pour obtenir un nom favori pour lui-même et se rapprocher de lui pour un siège dans la nouvelle autorité.

Pendant ce temps, les participants au Forum pour le dialogue politique continuent de discuter des mécanismes de choix du Conseil présidentiel et du gouvernement unifié, ainsi que du siège de cette nouvelle autorité exécutive, au milieu d’un partage des positions entre les villes de Syrte et la capitale, Tripoli.

Il est à noter que les parties libyennes ont convenu d’organiser des élections générales dans le pays dans un délai de 18 mois, au cours d’une phase de transition consensuelle, qui commence à partir de la date du transfert du pouvoir des deux gouvernements actuellement en concurrence au gouvernement d’unité.

Les séances de dialogue politique libyen se poursuivront en Tunisie jusqu’au dimanche 15 novembre, alors que les Libyens attendent dans l’espoir d’une solution qui mettra fin aux années de conflit et de chaos qui ont plongé le pays.

par: Arab Observer



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