Josep Borrell: L’UE est prête à faire davantage pour soutenir l’organisation des élections prévues en Libye

L’Union européenne (L’UE) est prête à faire “davantage” pour soutenir l’organisation des élections prévues en Libye fin décembre, en particulier en appuyant la réforme du secteur de la sécurité, a assuré à Tripoli le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell.

“L’UE a déjà apporté un appui technique à la Haute commission nationale électorale (en Libye) et nous sommes prêts à donner davantage”, a déclaré M. Borrell lors d’une conférence de presse avec son homologue libyenne, Najla al-Mangoush.

“Il n’y a pas de temps à perdre pour approuver les législations nécessaires”, a poursuivi M. Borrell, exhortant le Parlement “à faire son travail” et à prendre des “mesures concrètes”, a-t-il ajouté.

“Le temps file”, a-t-il dit, rappelant qu’il ne “reste que 105 jours jusqu’au 24 décembre”.

Josep Borrell a salué “les nombreux progrès réalisés au cours de l’année écoulée: cessez-le-feu, institutions politiques unifiées et feuille de route pour les élections”.

Mais “il est temps de mettre en oeuvre et de consolider ces progrès”, a-t-il encore insisté.

Pour sa part, la cheffe de la diplomatie libyenne a souhaité “plus de coopération avec l’UE”, indiquant avoir évoqué avec son homologue européen le processus électoral ainsi que “la gestion des frontières poreuses du sud” libyen, entre autres sujets.

Bruxelles est “disposée à aider le gouvernement libyen à réformer la sécurité”, un secteur qui s’est désintégré depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011, laissant la place à une myriade de milices et de groupes armés aux allégeances mouvantes.

Après un accord de cessez-le-feu entre autorités rivales conclu en octobre 2020, un gouvernement unifié et transitoire a été installé sous la houlette de l’ONU début 2021 pour mener le pays à des élections, prévues le 24 décembre.

Mais les divisions ont refait surface et la tenue du scrutin devient de plus en plus hypothétique en l’absence d’un cadre constitutionnel.

Fin août, la ministre n’avait pas écarté la possibilité d’un report des élections si le Parlement tardait à entériner la loi électorale.

La Libye tente de s’extraire d’une décennie de violences sanglantes depuis la chute et la mort de Khadafi, un chaos marqué ces dernières années par l’existence de pouvoirs rivaux dans l’Est et l’Ouest sur fond d’ingérences étrangères.

par: Arab Observer



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