La CEDH condamne la Turquie en raison de la violation des droits de l’homme

La Cour européenne des droits de l’homme (la CEDH) a de nouveau condamné la Turquie à deux reprises mardi pour la détention provisoire illégale de deux journalistes.

Mardi, la CEDH a de nouveau condamné la Turquie après l’arrestation et le placement en détention provisoire en 2016 du chanteur et chroniqueur Atilla Tas, en raison de plusieurs tweets, ainsi que d’articles et de chroniques publiés dans le quotidien Meydan entre 2011 et 2016, très critiques des politiques du gouvernement. M. Tas avait été poursuivi pour des infractions liées au terrorisme.

L’instance européenne avait déjà mis Ankara à l’amende en novembre pour son “ingérence” dans la liberté d’expression et le placement en détention provisoire de plusieurs journalistes du quotidien d’opposition Cumhuriyet, quelques mois après le putsch manqué contre le président Recep Tayyip Erdogan en 2016.

La CEDH condamne Ankara à verser au requérant 12.275 euros pour dommage moral et 3.175 euros pour frais et dépens.

Dans ce dossier, les juges de la CEDH ont décidé qu’il y avait eu violation du droit à la liberté et à la sûreté (article 5 de la convention européenne des droits de l’homme) et du droit à la liberté d’expression (article 10). Il manque entre autres d'”éléments de preuve” pour soutenir l’accusation.

Dans une seconde affaire, qui remonte cette fois à 2010, la CEDH a également condamné la Turquie mardi pour la détention provisoire de Mehdi Tanrikulu, rédacteur en chef du quotidien Azadiya Welat, un journal publié en langue kurde en Turquie.

Régulièrement accusée par les ONG de porter atteinte à la liberté de la presse en arrêtant des journalistes et en fermant des médias, la Turquie occupait la 157e place sur 180 au classement 2019 de la liberté de la presse établi par Reporters sans frontières (RSF).

Selon le rapport «Liberté de la presse 2020» préparé par le CHP la semaine dernière, l’état des médias s’est aggravé.
En général, le rapport note que 2020 a été une année très difficile pour les journalistes et la liberté de la presse, et que les pratiques répressives du régime contre la liberté d’opinion ont été les plus sévères.

par: Arab Observer



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