L’Algérie veut réévaluer l’accord d’association avec l’UE

L’Algérie veut réévaluer l’accord d’association avec l’Union européenne, alors qu’une zone de libre échange (ZLE) doit entrer en vigueur début septembre.

Le président algérien Abdelmadjid Tebboune a demandé au ministre du Commerce, Kamel Rezig, de « procéder à une évaluation (…) du dossier sur l’accord d’association avec l’Union européenne qui doit faire l’objet d’une attention particulière, faisant valoir nos intérêts pour des relations équilibrées », selon un communiqué publié dimanche soir à l’issue d’un Conseil des ministres.

La mise en place de la ZLE est la cible de critiques de dirigeants politiques, d’économistes et de patrons algériens, qui dénoncent une balance commerciale Algérie-UE largement en défaveur de l’Algérie.

Il y a quelques mois, le ministre algérien du Commerce avait déclaré qu’il revenait « au gouvernement de trancher si nous devons procéder, en septembre prochain, au démantèlement tarifaire restant, ou pas ».

L’accord prévoyait une période de transition de douze ans accordée à l’Algérie pour éliminer progressivement ses droits de douane sur des produits industriels et une possibilité d’appliquer une libéralisation sélective concernant les produits agricoles.

Mais l’Algérie a demandé à de nombreuses reprises de renégocier le texte, estimant que l’accord lui est largement défavorable.

L’UE et l’Algérie préparent la création d’une ZLE depuis le 1er septembre 2005. Dans leur accord d’association, ils avaient prévu d’ouvrir leurs marchés de manière réciproque.

par: Arab Observer

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