Le Conseil présidentiel promet de responsabiliser les personnes impliquées dans la corruption

Le Conseil présidentiel et le Premier ministre, Abdel Hamid Dbeibah, ont appelé dans un communiqué le Comité des experts onusiens chargés de l’embargo sur les armes et des sanctions contre la Libye à publier son enquête sur les allégations de corruption durant le Forum du dialogue” politique (FDPL).

Les autorités intérimaires libyennes ont appelé un groupe d’experts de l’ONU à rendre public son rapport encore confidentiel sur des allégations de corruption et d’achat de voix durant le dialogue politique interlibyen, dont des extraits ont été révélés dimanche.

Réitérant leur engagement à combattre la corruption par tous les moyens légaux, le Conseil présidentiel et le Premier ministre désigné ont assuré qu’ils ne permettraient pas qu’une personne impliquée dans la corruption” occupe des “fonctions de responsabilité.

L’autorité exécutive a souligné qu’elle ne permettrait pas « aux saboteurs d’exploiter les circonstances actuelles pour faire échouer les résultats du dialogue politique, perturber le processus de réconciliation et d’enrayer les aspirations du peuple à une vie libre et digne ».

Elle a dans ce sens assuré « son engagement total à respecter ses obligations écrites et orales pour lutter contre la corruption et les corrompus et les combattre par tous les moyens légaux et judiciaires», indique le communiqué de la nouvelle autorité exécutive.

« Nous réitérons notre position selon laquelle nous empêcherons toute personne qui s’avère impliquée dans une affaire de corruption, d’assumer une quelconque responsabilité et de la traduire en justice, quelle que soit sa qualité », a fait savoir le nouvel Exécutif.

Dimanche, l’Agence France Presse (AFP) avait rapporté que des experts des Nations Unies ont révélé, dans un rapport présenté au Conseil de sécurité, qu’au moins trois membres du Forum du dialogue politique libyen auraient reçus des pots-de-vin dans le cadre du processus d’élection de l’autorité exécutive intérimaire en Libye.

Le rapport doit être remis formellement aux 15 membres du Conseil de sécurité de l’ONU d’ici la mi-mars. Selon une source diplomatique, il est possible que l’annexe 13 ne soit pas rendue publique.

M. Dbeibah doit obtenir la confiance du Parlement élu pour son gouvernement avant le 19 mars. Il n’a pas encore présenté ce cabinet alors qu’une séance parlementaire axée sur le vote de confiance doit avoir lieu le 8 mars.

Les Libyens espèrent que l’autorité exécutive intérimaire va contribuer à mettre fin au conflit armé qui dure depuis des années dans ce pays riche en pétrole.

par: Arab Observer



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