Le Maroc soutient l’initiative Aguila Saleh pour résoudre la crise libyenne

Le ministre marocain des affaires étrangères, Nasser Bourita, a eu des entretiens avec le président du Parlement de Tobrouk, Aguila Saleh, représentant du maréchal Khalifa Haftar, qui contrôle l’est du pays libyen, seil suprême de l’État libyen.

Bourita a exprimé le soutien du Maroc aux initiatives politiques proposées par les Libyens eux-mêmes, tout en critiquant l’ingérence étrangère dans le pays nord-africain et la multiplication des initiatives sur ce conflit « qui constituent une partie du problème ». Le conflit libyen est devenu une planche de jeu avec des intérêts étrangers conflictuels de la part de pays qui ont des aspirations pour le pays nord-africain en raison de sa position géostratégique et de ses ressources, principalement le pétrole.

Après des contacts sur le territoire marocain, le président du Parlement de Tobrouk a défendu la dernière initiative de son institution pour trouver une solution à la guerre de Libye, en même temps qu’il a demandé le soutien du royaume du Maroc pour cette proposition.

Le plan d’Aguila Saleh consiste à former un conseil présidentiel au sein duquel il y aurait une représentation équitable entre les trois régions historiques libyennes (Tripoli, Cyrénaïque et Fezzan), et à approuver une déclaration pour les prochaines élections législatives et présidentielles.

En outre, l’initiative, lancée en juin dernier au Caire en présence de Khalifa Haftar, appelle également à un cessez-le-feu et au retrait des forces étrangères de Libye.

Au vu de ces mouvements, les experts libyens ont déclaré que la visite du président de la Chambre des représentants sert à rapprocher les points de vue des pays voisins du Maghreb afin de résoudre la crise libyenne, qui s’est étendue suite à l’intervention militaire turque directe aux côtés du GNA.

Les experts ont souligné que comprendre la nature du problème est la moitié de la solution à la crise, qui s’aggrave chaque jour, puisque c’est la première de ses causes qui cache le GNA sous le voile des « libertés et du transfert pacifique du pouvoir », avec la présence clandestine des Frères musulmans, alliés du Qatar et de la Turquie, comme outil pour semer la discorde.

La Libye est maintenant un véritable état en faillite qui voit comment il peut passer à un scénario pire si la progression de la Turquie et du GNA vers des enclaves comme Syrte se poursuit, une ligne rouge marquée par des acteurs internationaux comme l’Egypte voisine, qui a déjà annoncé qu’elle interviendrait avec son armée si sa sécurité est menacée.

par: Arab Observer

 

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