France: les mouvements politiques islamiques bénéficient d’un soutien extérieur

Le ministre français de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a confirmé, mercredi, que les mouvements politiques islamiques bénéficient d’un soutien extérieur, et que les autorités françaises contrôleront tout financement extérieur des lieux de culte.

Il a indiqué que Paris s’apprête à approuver un projet de loi interdisant aux employés de l’Etat de porter des symboles religieux, soulignant que son objectif est d’organiser les principes de la république et non dirigés contre aucune religion.

Le gouvernement français doit examiner, mercredi, un projet de loi visant à lutter contre “les séparatismes” et l’islamisme radical. Accusé de stigmatiser les musulmans, le texte interroge et divise à l’étranger comme en France, au sein même de la classe politique. Le projet de loi est pourtant défendu becs et ongles par Emmanuel Macron, qui promet une “fermeté absolue” face à l’islamisme.

Ce texte, qui fait polémique en France et ailleurs, contient une série de mesures allant de l’éducation aux associations en passant par la haine en ligne ou le financement des cultes.

Le projet de loi est d’autant plus défendu par le gouvernement depuis les attentats qui ont frappé la France et l’ont plongée dans la peur. La décapitation de l’enseignant Samuel Paty mi-octobre a notamment conforté l’exécutif dans la nécessité de donner un tour de vis. “Après cela, c’est tout de même difficile de faire comme s’il n’y avait pas de problème”, résume un ministre de poids.

Présenté le jour du 115e anniversaire de l’emblématique loi de 1905 sur la laïcité, le projet de loi comporte une cinquantaine d’articles appelés à combler les lacunes de l’arsenal juridique existant.

La loi permettra aussi un contrôle accru du fonctionnement et du financement des associations, dont les plus controversées ont d’ores et déjà été dissoutes ces dernières semaines (CCIF, BarakaCity), ainsi que des lieux de culte. Le gouvernement a, par ailleurs, lancé des opérations contre des dizaines de mosquées “soupçonnées de séparatisme”.

Avant son passage dans l’hémicycle, le projet de loi a toutes les chances d’être examiné en janvier par une commission spéciale, composée de députés avec différentes spécialités. Compte tenu des divisions internes dans la classe politique, les débats parlementaires s’annoncent acharnés sur chaque mesure.

par: Arab Observer



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