Libye: Le Conseil de sécurité demande instamment le retrait des mercenaires

Le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté à l’unanimité vendredi une résolution approuvant la formation d’une équipe pour surveiller l’accord de cessez-le-feu libyen, sous l’égide de la Mission d’appui des Nations Unies en Libye (MANUL).

La résolution souligne la nécessité de prévoir un désarmement, une démobilisation et une réintégration dans la société des groupes armés et de tous les acteurs armés non-étatiques, une réforme du secteur sécuritaire et la création d’une architecture de défense inclusive et responsable pour la Libye.

La résolution, salue favorablement l’accord de cessez-le-feu du 23 octobre 2020″ comme le nouveau gouvernement d’union par intérim chargé de conduire le pays vers des élections nationales le 24 décembre. Le Conseil de sécurité demande à cet égard des préparatifs pour des scrutins présidentiel et parlementaire libres, équitables et inclusifs.

Dans une lettre envoyée la semaine dernière au Conseil, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a proposé un déploiement par étapes pour l’équipe de surveillance du cessez-le-feu de la MANUL, qui nécessite un maximum initial d’environ 60 personnes.

La présence en Libye des troupes étrangères turques et de mercenaires russes, syriens, tchadiens et soudanais, est une grosse préoccupation, a indiqué jeudi le porte-parole de l’ONU, Stéphane Dujarric. Mais, a-t-il précisé, la mission des observateurs civils onusiens, non armés, sera focalisée sur le cessez-le-feu.

Les observateurs “seraient déployés à Syrte une fois que toutes les conditions d’une présence permanente auront été remplies, y compris, évidemment, les aspects sécuritaires, logistiques, médicaux et opérationnels”, a déclaré le porte-parole du secrétaire général, Stéphane Dujarric.

La résolution 2570 donne son approbation au plan de surveillance du cessez-le-feu et note la nécessité d’un appui constitutionnel et législatif pour que le nouveau processus électoral libyen soit en place d’ici le 1er juillet, avant les élections législatives et présidentielle prévues le 24 décembre, selon un communiqué de l’ONU.

Elle souligne que les parties concernées doivent élaborer un plan plus large précisant comment le mécanisme de cessez-le-feu sera mis en œuvre et comment les observateurs de la MANUL peuvent être déployés.

L’ONU exhorte également vivement les Etats à soutenir cet accord de cessez-le-feu convenu en octobre dernier, y compris le retrait immédiat de toutes les forces étrangères et mercenaires de Libye.

Selon plusieurs diplomates s’exprimant sous couvert d’anonymat, le non-départ de Libye des troupes étrangères et de mercenaires, pourtant réclamé par les parties libyennes elles même depuis octobre, est problématique dans la perspective des élections. Les pays de la région, notamment le Niger, sont aussi inquiets à l’idée de voir des mercenaires s’éparpiller au Sahel venir alimenter une violence difficilement contrôlable.

par: Arab Observer 



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