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Nouvelles démissions frappent le mouvement Ennahdha en Tunisie

Le mouvement  Ennahdha en Tunisie a connu de nouvelles démissions dans ses rangs, au milieu de son chef Rached Ghannouchi accusé de corruption et d’abus de sa position de président de la Chambre des représentants.

Deux jeunes dirigeants, membres du conseil de la Choura ont présenté leur démission du mouvement Ennahdha.
Il s’agit de Hichem Larayedh, fils de l’ancien ministre de l’Intérieur et chef de gouvernement et dirigeant d’Ennahdha, Ali Larayedh.
Larayedh a annoncé sa démission, «après 10 ans de militantisme auprès de mes frères».

Hichem a publié un post sur sa page facebook pour annoncer sa démission du mouvement Ennahdha après dix ans d’activité au sein de ses organes.

«Je remercie toutes mes sœurs et frères qui m’ont élu à la Choura et m’ont fait confiance et je m’excuse auprès d’eux et auprès des partisans et des martyrs d’Ennahdha, s’il y a eu manquement de ma part», a encore écrit le démissionnaire, en ajoutant qu’il garde beaucoup de souvenirs de ces 10 ans «consacrés à la lutte pour la démocratie, la justice et la liberté».

Il n’a cependant pas expliqué la raison de son départ, qui coïncide avec la célébration du 9e anniversaire de la révolution et intervient 4 jours après l’échec du gouvernement Ennahdha, qui n’a pas bénéficié de la confiance du parlement (avec 134 voix contre, 72 pour et 3 abstentions).
Zied Boumakhla, membre du conseil de la choura chargé de la jeunesse et de l’action estudiantine a également annoncé sa démission par le même procédé sans toutefois donné de raisons explicite sur ce qui a motivé cette décision.
Dans leurs posts, les deux démissionnaires se sont contentés de remercier les membres de leur mouvement et d’exprimer leur engagement à rester fidèles aux valeurs de la révolution.
Obligation de réserve ou discipline de parti, on en saura davantage dans les jours à venir surtout que le congrès d’Ennahdha approche à grands pas et des stratégies se mettent déjà en place sur fond de tiraillements et de différends qui sont montés à la surface ces derniers temps notamment lors de la formation et du vote de confiance du gouvernement Jemli.

Cette démission intervient dans un contexte de crise au sein d’un parti où le leadership de son fondateur, Rached Ghannouchi, par ailleurs président de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), est de plus en plus ouvertement contesté. La jeune garde du parti islamiste ne se retrouve plus dans les décisions et, surtout, les méthodes de la vieille garde et se voit souvent marginalisée.

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