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ONU: Des frais excessifs privent de scolarité des milliers d’enfants étrangers au Qatar

Près de 4 000 enfants de travailleurs étrangers au Qatar n’ont pas accès à l’école selon la rapporteure spéciale de l’ONU sur le droit à l’éducation. En cause, les frais de scolarité excessifs.
Des frais excessifs privent de scolarité des milliers d’enfants de travailleurs étrangers au Qatar, a averti lundi la rapporteure spéciale de l’ONU sur le droit à l’éducation, appelant à étendre la gratuité à cette frange de la population.
Dans cet émirat du Golfe (Qatar) qui compte 2,75 millions d’habitants, 9 sur 10 sont des travailleurs étrangers venus en majorité de pays en développement dans le cadre des projets liés au Mondial 2022, pour un salaire minimum de 200 dollars (180 euros).

Selon Koumbou Boly Barry, experte indépendante de l’ONU, quelque 4 000 enfants de travailleurs étrangers restent aux portes de l’école, leurs parents étant incapables de payer les frais de scolarité.

Ces frais devraient être « levés pour que tous les enfants jouissent du droit à l’éducation », a-t-elle déclaré lundi à Doha, où elle a effectué une visite de travail du 8 au 16 décembre. Boly Barry, une ex-ministre de l’Education du Burkina Faso, a visité des écoles primaires et secondaires, des universités publiques et privées, et s’est entretenue avec des hauts responsables.

Selon des données officielles qataries, 196 000 écoliers sont inscrits dans le secteur privé, contre 122 000 dans le public. À l’instar des autres pays du Golfe, le riche émirat offre une éducation totalement gratuite pour ses citoyens, y compris dans les universités. L’émirat a lourdement investi dans ce secteur, et courtisé les universités étrangères pour qu’elles ouvrent des campus sur son territoire.
Les experts indépendants de l’ONU ne s’expriment pas au nom de cette organisation mais leurs conclusions peuvent être utilisées pour éclairer le travail des organismes qui composent les Nations unies. Dans ce cas précis, un rapport final sera présenté devant le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU en septembre 2020.

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