Trump envisage de vendre des avions F-35 aux Émirats Arabes Unis

Le président américain, Donald Trump, a déclaré que le pays envisageait de vendre des avions de combat F-35 aux Émirats Arabes Unis (EAU). Le chef de l’Etat a ajouté lors d’une conférence de presse à la Maison Blanche que les Emiratis avaient exprimé leur intérêt pour l’achat de « bon nombre » d’avions de combat furtifs.

Donald Trump a indiqué qu’une telle vente était « en cours d’examen » étant donné la nouvelle dynamique entre Israël et les EAU depuis que les deux pays ont accepté de normaliser leurs relations la semaine dernière.

Le président américain a également souligné qu’Abu Dhabi avait l’argent suffisant pour acquérir ces avions. « Ils ont l’argent et ils aimeraient commander pas mal de F-35. C’est le plus grand avion de combat au monde, comme vous le savez, furtif, totalement furtif. »

Le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, avait nié mercredi avec véhémence que l’accord naissant entre Jérusalem et Abu Dhabi comprenait une telle disposition.

« L’accord avec les Émirats n’inclut aucune clause de ce type, et les États-Unis ont clairement indiqué qu’ils veilleront toujours à ce qu’Israël ait l’avantage qualitatif », a-t-il en effet réagi.

Et d’insister : « Dans les pourparlers relatifs à l’accord de normalisation des relations avec les Émirats, Israël n’a pas renoncé à son opposition à la vente d’armes et de technologies de défense susceptibles de modifier l’équilibre militaire à un pays du Moyen-Orient. »

Israël s’était toujours opposé à de telles ventes, au nom du « Qualitative Military Edge » (QME, avantage militaire qualitatif), c’est à dire la règle qui, depuis la guerre du Kippour 1973 doit lui assurer la supériorité militaire au Moyen-Orient. Et ce serait toujours le cas, à en croire le cabinet du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu.

En outre, selon The Times of Israel, un responsable de la Maison Blanche a également nié l’existence d’une telle clause secrète dans l’accord conclu par Israël et les Émirats.

A contrario, le ministre israélien de la Défense, Benny Gantz, rival de M. Netanyahu, a estimé qu’il n’était pas « bon pour Israël » que le F-35 puisse être vendu à un autre pays du Moyen-Orient. « Nous devons parler aux Émiratis, aux Américains, et nous assurer que nos intérêts sécuritaires sont défendus », a-t-il affirmé, sans pour autant préciser s’il s’opposerait ou pas à une telle vente.

Cependant, selon le quotidien Yediot Aharonot [éditeur du site Internet Ynet News, ndlr], a indiqué, le 18 août, que la perspective d’acquérir des F-35 ainsi que des drones de facture américaine aurait fini de convaincre Abu Dhabi de signer cet accord.

Ancien pilote de la force aérienne israélienne et responsable du renseignement militaire, le général Amos Yadlin a rappelé que les Émirats arabes unis ont toujours cherché à acquérir des armes « très sophistiquées » auprès des États-Unis. « Il est important de s’assurer qu’un tel processus inclura le ministère israélien de la Défense, celui des Affaires étrangères, ainsi que les Forces de défense israélienne si jamais il dout aboutir à une réduction de l’avantage militaire qualitatif d’Israël », a-t-il prévenu.

par: Arab Observer

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