Suspension des fonctions de ministre de l’Intérieur du gouvernement d’Al-Sarraj à Tripoli

Le ministre de l’Intérieur du Gouvernement d’union nationale, Fathi Bashagha, a été suspendu de ses fonctions, ce vendredi 28 août. Officiellement sa suspension est liée aux manifestations de ces derniers jours qui ont été violemment réprimées.

Selon un communiqué du Gouvernement d’union nationale, le ministre de l’Intérieur est « provisoirement suspendu ». Il répondra à une « enquête administrative » sur « ses déclarations concernant les manifestations et les incidents » survenus à Tripoli.

Cette décision coïncide avec des informations faisant état de frictions croissantes entre le Premier ministre Fayez al-Sarraj du gouvernement d’union national (GNA) basé à Tripoli et le ministre de l’Intérieur Fathi Bashagha, une figure influente de la ville portuaire et de la base militaire de Misrata.

Dans un communiqué vendredi soir, le GNA a déclaré que Bashagha « a été temporairement suspendu » et fera face à une enquête « sur ses déclarations concernant les manifestations et les incidents à Tripoli et dans d’autres villes ».

Bashagha avait précédemment déclaré que les hommes armés avaient tiré « à balles réelles sans discernement » et kidnappé des manifestants, « semant la panique parmi la population et menaçant la sécurité et l’ordre public ».Il a également promis de « protéger les civils non armés de la brutalité d’un gang de voyous ».

Depuis dimanche plusieurs manifestations ont eu lieu dans la capitale contre la corruption et la détérioration des conditions de vie. Des incidents ont éclaté. Dimanche des hommes armés ont tiré à balle réelles pour disperser la foule, blessant plusieurs personnes.

Le ministre de l’Intérieur a rejeté toute responsabilité dans cette répression et accusés des groupes armés non identifiés d’avoir enlevé et séquestré des manifestants qu’il a qualifié de « pacifiques ».

Le sous-secrétaire au ministère de l’Intérieur, Khaled Tijani Mazen, a été chargé d’assurer l’intérim en attendant une décision.

Des hommes armés ont utilisé des coups de feu pour disperser les manifestants et al-Serraj a imposé un couvre-feu de 24 heures pendant quatre jours pour contrer le nouveau coronavirus, une mesure considérée par les critiques comme une tactique pour freiner les manifestations.

par: Arab Observer

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