États-Unis: nouvelles sanctions contre l’Iran et le président vénézuélien

Les États-Unis ont annoncé lundi des mesures punitives contre 27 personnes ou entités, visant notamment le ministère iranien de la Défense et le président vénézuélien Nicolas Maduro, au nom du respect de sanctions de l’Onu contre l’Iran contestées par le reste du monde.

Les Etats-Unis vont sanctionner lundi plus d’une vingtaine de personnes et entités impliquées dans les programmes nucléaires, de missiles et d’armes conventionnelles de l’Iran, a déclaré un haut responsable américain.

S’exprimant sous le couvert de l’anonymat, le fonctionnaire a déclaré que l’Iran pourrait avoir suffisamment de matière fissile pour une arme nucléaire d’ici la fin de l’année. Il a ajouté que Téhéran avait repris la coopération en matière de missiles à longue portée avec la Corée du Nord dotée de l’arme nucléaire.

Ces nouvelles sanctions s’inscrivent dans le cadre des efforts du président américain Donald Trump pour limiter l’influence régionale de l’Iran et surviennent une semaine après les accords conclus entre les États-Unis, les Émirats arabes unis et le Bahreïn pour normaliser les liens avec Israël et qui pourraient donner lieu à une coalition plus large contre l’Iran.

Donald Trump a signé un décret qui “gèle les avoirs et intérêts aux États-Unis de ceux qui contribuent à fournir, vendre ou transférer des armes conventionnelles à la République islamique d’Iran”, selon un communiqué du président américain.

“Mon gouvernement utilisera tous les moyens à sa disposition pour bloquer les ambitions iraniennes en matière d’armes nucléaires, balistiques et conventionnelles”, a-t-il assuré.

“Nos mesures aujourd’hui sont un avertissement qui doit être entendu par le monde entier”, a pour sa part lancé le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo devant la presse.

C’est au titre de ce nouveau décret que le président vénézuélien, jugé illégitime par les États-Unis, est visé. “Depuis près de deux ans, des responsables corrompus à Téhéran travaillent avec le régime illégitime au Venezuela pour contourner l’embargo de l’Onu sur les armes”, a expliqué Mike Pompeo. De la même manière, le département d’État a sanctionné le ministère iranien de la Défense et deux de ses organisations chargées de la logistique des forces armées et des industries militaires.

Mike Pompeo a affirmé dans la nuit de samedi à dimanche que “toutes les sanctions de l’Onu contre la République islamique d’Iran auparavant levées” étaient de “retour”. Mais le reste des grandes puissances, y compris les alliés américains des États-Unis, contestent cette analyse et estiment que la manœuvre de Washington est sans effet juridique.

“Le pays qui est isolé aujourd’hui, ce ne sont pas les États-Unis mais l’Iran”, a toutefois estimé le secrétaire d’État. “Nous attendons fermement du Royaume-Uni, de la France et de l’Allemagne qu’ils appliquent ces sanctions”, a-t-il insisté.

par: Arab Observer



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