Le Conseil de sécurité de l’Onu appelle à un cessez-le-feu inconditionnel et permanent dans la bande de Gaza

Quatorze membres du Conseil de sécurité de l’ONU, à l’exception des États-Unis, ont appelé Israël à lever immédiatement toutes les restrictions à l’aide humanitaire vers Gaza, où la famine touche déjà 500.000 personnes et pourrait s’étendre aux deux tiers du territoire d’ici fin septembre.
Presque l’entièreté du Conseil de sécurité de l’Onu appelle également à un cessez-le-feu inconditionnel et permanent dans la bande de Gaza, ainsi qu’à la libération des otages israéliens toujours détenus dans l’enclave. Seuls les États-Unis n’ont pas souscrit à la déclaration.
La famine dans la bande de Gaza, assiégée et bouclée par Israël, est une crise créée par l’homme, dénoncent 14 des 15 membres du Conseil de sécurité de l’ONU mercredi, dans une déclaration commune. Ils appellent également l’État hébreu à cesser son offensive militaire sur le territoire palestinien. Seuls les États-Unis, plus grand allié d’Israël, n’ont pas signé le communiqué.
Après des mois de mise en garde, le Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC), basé à Rome, a déclaré le 22 août que la famine touchait 500.000 personnes dans le gouvernorat de Gaza, qui couvre environ un cinquième du territoire palestinien, y compris la ville de Gaza.
L’IPC, soutenu par l’ONU, a également prévenu que la famine s’étendrait aux gouvernorats de Deir el-Balah (centre) et Khan Younès (sud) d’ici la fin septembre, couvrant environ les deux tiers de Gaza.
Les 14 signataires de la déclaration ont reconnu l’IPC comme organe de surveillance et mis en garde Israël contre l’utilisation de la famine comme arme de guerre, contraire au droit international humanitaire. Israël doit lever immédiatement et sans condition toutes restrictions à l’aide d’urgence à Gaza, exigent-ils.
Israël a réclamé mercredi le retrait immédiat du rapport, affirmant qu’il avait été fabriqué de toutes pièces. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qualifiant de mensonge ce rapport, a imputé la responsabilité de la pénurie alimentaire à Gaza au mouvement palestinien Hamas, sans en apporter de preuve.
Selon le ministère de la Santé dans la bande de Gaza, mardi, 303 Gazaouis, dont 117 enfants, sont morts de faim.