Nikos Dendias: Nous rejetons l’ingérence étrangère en Libye

Le ministre grec des Affaires étrangères Nikos Dendias a souligné le rejet par son pays de toute ingérence étrangère en Libye, en particulier le régime turc qui soutient les milice al-Sarraj avec des armes et des mercenaires, Cela s’est produit lors d’une visite de Dendias en Tunisie, lundi, au cours de laquelle il a rencontré le président du pays, Kais Saied, le Premier ministre Elyes Fakhfakh, Et son homologue tunisien, Noureddine Erray.

L’entrevue a été une occasion pour échanger les points de vue sur la situation dans la région, notamment la crise libyenne. Les deux parties ont mis l’accent sur les positions de la Tunisie et de la Grèce, toutes les deux favorables à une solution pacifique et consensuelle libyo-libyenne.

Ils ont également souligné l’attachement des deux pays à la légitimité internationale et aux résolutions onusiennes, et leur refus de toute ingérence étrangère.

Dans une déclaration accordée à la presse, le ministre des Affaires étrangères de la République Hellénique a affirmé partager la conviction que la solution à la crise libyenne exige une direction libyenne sans ingérence étrangère ni intervention militaire.

La Tunisie est capable de jouer un rôle positif et constructif dans la règlement de la crise libyenne et dans la région de manière générale ” a-t-il déclaré.

Dendias a indiqué dans ce sens que la Grèce s’est engagée à travailler dans le cadre du droit international et des recommandations de la Conférence de Berlin.

” L’ingérence de la Turquie en Libye est contraire à la solution onusienne et risque de porter préjudice à la stabilité de la région ” a-t-il insisté.

Dendias a fait valoir la réussite de la Tunisie dans sa lutte contre la pandémie du Covid-19 appelant à renforcer et à hisser les relations bilatérales tuniso-grecques dans les domaines politiques et économiques.

Pour sa part Noureddine Erray a précisé que la rencontre avec Nikos Dendias s’est focalisée sur les questions régionales et internationales d’intérêt commun, dont en premier, le dossier libyen.

Il était également question de la coopération dans la région méditerranéenne et plus spécialement celle établie entre la Tunisie et l’UE.

Concernant la crise libyenne, Erray a réitéré la position constante de la Tunisie basée sur le respect de la légalité internationale et la recherche d’une solution pacifique et consensuelle entre Libyens.

” La Tunisie refuse toute ingérence étrangère et toute solution militaire. Nous sommes en train d’effectuer les contacts nécessaires et de coordonner avec les parties internationales intervenantes dans la crise et les pays voisins notamment l’Algérie pour atteindre les objectifs escomptés” a-t-il déclaré.

Erray a fait savoir que la Tunisie reste en contact permanent avec le Gouvernement d’Union Nationale et avec les différentes institutions politiques mentionnées dans les résolutions de la légalité internationale. Il a appelé dans ce sens toutes les parties politiques en Libye à la retenue et à faire prévaloir le dialogue pour préserver la région de la méditerranée et en faire une zone sécurisée d’échange et de vivre ensemble.

” La Tunisie en tant que membre non permanent du conseil de sécurité va œuvrer de manière à ce que la solution en Libye soit en tête de ses priorités durant son mandat ” a-t-il assuré.

La rencontre entre les deux ministres des Affaires étrangères a aussi permis de mettre en avant le besoin de hisser le niveau des relations entre la Tunisie et la Grèce dans les domaines économiques et commerciaux et les moyens de les renforcer.

Erray a indiqué que la signature d’un accord tuniso-grec sur la coopération dans le domaine du transport maritime, est à même d’encourager le commerce et de faciliter l’échange des produits pour les exportateurs et les hommes d’affaires.

Les deux parties ont appelé à la nécessité de hâter la tenue des échéances bilatérales pour cette année. Il est question notamment de la 11ème session de la commission mixte tuniso-grecque et des préparatifs pour organiser la quatrième session des concertations politiques entre les deux pays.

par: Arab Observer

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