Al-Sissi souligne la nécessité de punir les pays qui financent les organisations terroristes

Le président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi a souligné, mercredi, la nécessité de punir les pays qui financent et arment des organisations terroristes et violent les résolutions des Nations Unies, et que l’Égypte est militairement prête à défendre ses intérêts.

Le président Al-Sissi a noté que l’Egypte et la France avaient payé cher pour contrer le terrorisme “les citoyens musulmans et coptes, les forces armées, la police et la justice ont été victimes d’actes de terrorisme brutaux. Nous n’avons cessé de mettre en garde contre cette idéologie mortelle qui ne connaît pas de frontières. Et nous avons prôné une coordination internationale pour lutter contre le terrorisme”, soulignant la nécessité de punir les pays qui financent et arment ces organisations terroristes, en violation des résolutions des Nations Unies.

Le président égyptien a ajouté: La pénétration de la Fraternité dans les organisations caritatives et leur ingérence dans les cercles politiques constitue une menace, et il n’est pas par hasard de placer la Fraternité sur la liste des organisations terroristes dans de nombreux pays.

On ne les a pas inscrits par hasard sur la liste des organisations terroristes en Égypte, et dans plusieurs autres pays de la région. Les ramifications de leur action dans les organisations caritatives, les organisations terroristes armées qu’ils contrôlent, leur ingérence dans les milieux politiques institutionnels représente une menace existentielle pour les États, alors qu’ils se cachent derrière la religion pour justifier l’universalité de leur vision, a-t-il souligné.

Sur le harcèlement turc contre l’Égypte en Libye et dans l’est de la Méditerranée, le président Abdel Fattah Al-Sissi a déclaré que la politique de l’Égypte était d’établir d’excellentes relations avec ses voisins tout en donnant toujours la priorité au dialogue, et la Turquie, comme les autres pays de la région, doit veiller au respect des règles du droit international et du droit de la mer et au fait de n’entreprendre aucune action unilatéralement sans consultation ou aux dépens de la sécurité et de la paix de la région.

Prié de dire si un nouvel affrontement militaire entre l’Egypte et la Turquie est possible en Libye, Al-Sissi a noté que l’Egypte œuvrait à parvenir à un règlement politique global “qui demeure la seule voie possible pour désamorcer cette crise et assurer la stabilité de ce pays frère qui partage avec l’Egypte des frontières de 1 200 km” jugeant impératif de mettre fin aux interventions étrangères qui menacent la stabilité de ce pays, du fait du transfert de mercenaires et d’armes aux milices extrémistes.

L’Egypte ne sera pas à l’origine de l’agression mais nos forces armées sont toujours prêtes à défendre notre Etat et à assurer sa sécurité nationale face à toute forme de menace, a affirmé le président.

Concernant l’Ethiopie, le président a qualifié de “vitale” la question de l’eau pour l’Egypte, et le président de noter que l’Egypte s’attache au règlement juridique juste et à l’importance de parvenir à un accord contraignant pour toutes les parties lequel protège les intérêts de l’Égypte, de l’Éthiopie et du Soudan, c’est-à-dire préserver les droits des trois Etats à l’eau estimant qu’après dix ans de négociations, il est temps d’achever et de signer cet accord.

La coopération militaire et sécuritaire avec la France dépasse le cadre limité des échanges commerciaux ou des achats d’équipements, a fait remarquer le chef de l’Etat signalant que les relations entre les deux pays se développent dans un cadre de partenariat stratégique qui comprend divers aspects liés aux relations de défense. L’Égypte et la France se battent ensemble sur plusieurs fronts. Nous diversifions cependant nos sources d’armement afin de disposer d’un équipement adapté capable d’assurer la meilleure défense de l’Égypte.

par: Arab Observer



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