Stéphanie Williams: Il n’y a aucun moyen de régler le conflit libyen que par le dialogue

La Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations unies en Libye, Stéphanie Williams, a appelé mercredi à la reprise du processus politique en Libye avant que la fragile opportunité créée par la cessation informelle des hostilités ne soit perdue.

Stephanie Williams, a confirmé que les Libyens avaient manifesté à Tripoli contre la corruption et le manque de besoins fondamentaux, des preuves de l’impatience et du désir de paix du peuple libyen, et a poursuivi: “Il n’y a aucun moyen de régler le conflit libyen que par le dialogue et le consensus pour organiser des élections.”

Elle a noté que la reprise des activités politiques à l’Ouest et à l’Est a permis l’émergence d’un groupe appelant au changement afin de parvenir à une solution libyo-libyenne pour restaurer la souveraineté du pays et se distancier des conflits régionaux et internationaux.

La Mission continue de recevoir des informations faisant état de la présence généralisée de mercenaires et d’agents étrangers, ce qui complique davantage la dynamique locale et les chances d’un futur règlement, a mis en gade la Représentante spéciale par intérim du Secrétaire général de l’ONU, Stephanie Williams.

La responsable onusienne a ajouté que les lignes de front sont restées relativement calmes depuis juin, mais les forces armées sous le contrôle du gouvernement d’Al-Sarraj bénéficient toujours de l’assistance malheureuse fournie par des parties étrangères qui parrainent le stockage d’armes et d’équipements de pointe”, notant qu’environ 30 vols de ravitaillement ont été destinés aux aéroports de l’ouest de la Libye pour soutenir le gouvernement d’union national.

De même, environ neuf cargos ont accosté dans les ports de l’Ouest à l’appui du gouvernement d’union national, a ajouté Mme Williams, précisant que les sponsors étrangers renforcent leurs actifs dans les principales bases aériennes libyennes à l’est et à l’ouest.

Elle a ajouté que toutes les activités susmentionnées constituent une violation grave de la souveraineté de la Libye et une violation flagrante de l’embargo sur les armes imposé par l’ONU, sans parler des engagements pris par les participants à la conférence de Berlin.

Elle a évoqué les dangers de la situation à Syrte, en disant: “Il y a toujours un état de troubles autour de la ville, qui expose ses 120.000 habitants à des risques, sans parler de l’infrastructure pétrolière vitale dans le pays qui est une artère de la vie économique”.

Les présidents du Conseil présidentiel, Fayez al-Sarraj, et du Parlement, Aguila Saleh, ont publié, le 21 août, deux déclarations proclamant un cessez-le-feu sur tout le territoire libyen, et portant également sur un appel à “reprendre la production et l’exportation de pétrole et geler ses revenus sur un compte spécial à la Banque étrangère libyenne en attendant un arrangement entre Libyens. Ils ont plaidé pour une solution démilitarisé àSyrte et al Jufrah”.

par: Arab Observer



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